Publié le jeudi 24 novembre 2016

Substances toxiques et alimentationL'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a rendu public le 28 septembre dernier une vaste enquête menée sur plus de 5 400 produits alimentaires destinés aux enfants de moins de 3 ans. Un travail réalisé sur près de 6 années au cours desquelles l'agence a évalué la présence de plus de 500 contaminants, dont une dizaine serait « préoccupants ». Elle estime également que les niveaux d'exposition actuels peuvent présenter des risques sanitaires.

Parmi les substances détectées par l'Anses, il y a tout d'abord le plomb, présent surtout dans les légumes et l'eau en raison de son omniprésence dans l'environnement, héritage de l'essence plombée (aujourd'hui bannie). On relève aussi de l'arsenic inorganique que l'on retrouve dans le riz et les préparations infantiles telles que les petits pots préparés à base de légumes ou de poisson. Enfin, il y a des substances telles que le nickel, l'acrylamide et les furanes (des composés se formant notamment lors des cuissons à haute température), les PCB (polychlorobiphényles), des dioxines ainsi que des mycotoxines – des substances produites par des champignons contaminant parfois les céréales.

L'Agence de santé tempère toutefois ces résultats, précisant que les deux tiers des enfants de moins de 4 mois ne sont pas exposés à des niveaux excessifs. Mais les analyses ont leurs limites. Certaines substances n'ont pas pu être évaluées du point de vue de leurs risques potentiels, faute de connaissances toxicologiques (comme celles présentes dans les matériaux se trouvant au contact des aliments).
Les recommandations de l'Anses à l'issue de cette étude consistent tout d'abord à proscrire pour les enfants de moins de un an le lait courant en remplacement des préparations infantiles : les enfants consommant du lait courant sont deux à six fois plus exposés à certains polluants organiques persistants, comme les PCB ou les dioxines, que ceux consommant des préparations infantiles. Ensuite, il convient de « varier le régime alimentaire des enfants afin qu'ils ne mangent pas systématiquement les aliments les plus contaminés ». Enfin, l'Anses préconise que des travaux soient conduits afin d'identifier « clairement les sources de contamination au cours de l'ensemble de la chaîne de production » et qu'une réflexion soit menée sur « l'utilité de la mise en œuvre d'une réglementation pour les contaminants non réglementés à ce jour (...) pour lesquels l'exposition est jugée préoccupante : acrylamide, furanes, nickel ».

Plus d'informations sur le site Internet de l'Anses...

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