Publié le mardi 10 janvier 2017

Perturbateurs endocriniens et QID'après une étude d'Edward Dutton (université d'Oulu, Finlande) et Richard Lynn (université d'Ulster, Royaume-Uni) publiée en février 2015 dans la revue scientifique Intelligence, les Français ont perdu 4 points de QI entre 1999 et 2009, passant en moyenne à 98. Une baisse conséquente à l'échelle de l'ensemble de la population et d'autant plus préoccupante que le niveau n'avait cessé d'augmenter jusqu'à présent. Cela n'est pas une exception française, les chercheurs ont constaté ce recul dans d'autres pays comme le Danemark, la Norvège ou le Royaume-Unis par exemple.


L'une des principales causes de ce déclin serait une exposition dès la vie fœtale à une pollution chimique diffuse et notamment à des mélanges de perturbateurs endocriniens. Certaines de ces substances chimiques interfèrent avec les actions d'hormones secrétées par la thyroïde, essentielles au développement du cerveau chez le fœtus mais aussi les jeunes enfants. Ainsi, pendant la grossesse, un dérèglement des hormones thyroïdiennes peut être à l'origine d'une intelligence réduite, mais aussi de troubles mentaux et comportementaux de l'enfant, tels que les TSA (troubles du spectre autistique) et le TDAH (troubles de déficit de l'attention – hyperactivité). En parallèle de cette pollution, les chercheurs constatent que dans ces pays, les populations sont souvent carencées en iode, pourtant essentiel dans la production des hormones thyroïdiennes. Ils recommandent au système de santé publique de s'assurer que les femmes disposent de suffisamment d'iode dès les premiers jours de leur grossesse et de pallier la carence par la prise de compléments alimentaires, mesure de précaution peu coûteuse.

Ce constat arrive alors que la Commission européenne a proposé en juin 2016 une définition et des critères pour identifier les perturbateurs endocriniens. Des critères loin de satisfaire les scientifiques, ni même certains États membres, considérant qu'ils ne sont pas assez stricts (tandis que les industriels au contraire les trouvent trop contraignants...). 

Ces dispositions seront discutées dans les mois à venir mais il y a fort à parier que le lobby des industriels fera barrage. Il est pourtant nécessaire de déterminer des critères pour définir les perturbateurs endocriniens plus efficacement et protéger les générations futures.

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