Publié le mardi 27 décembre 2016

Nanoparticules et sucreriesSi les pouvoirs publics mettent en garde les consommateurs contre l'excès de sucrerie responsable d'obésité, de diabète, de caries, etc. l'association Agir pour l'environnement s'est penchée sur la composition de ces sucreries (chocolats, gâteaux, chewing-gums, bonbons) et a découvert que de nombreuses nanoparticules y étaient présentes.

Ces composants sont 500 000 fois plus petits qu'un cheveu et sont très utilisés pour améliorer la résistance d'un produit (crèmes solaires, peinture, textile, ...). Concernant les bonbons, l'association y a souvent trouvé l'additif E171, conçu à base de dioxyde de titane. Pour Magali Ringoot, coordinatrice des campagnes de l'ONG, le dioxyde de titane « a été classé cancérigène probable et on le suspecte d'avoir des effets toxiques sur l'ADN et les cellules. Sa présence sous forme nanométrique augmente sa dangerosité car il est capable de franchir les barrières de l'intestin, du cerveau et des reins et de s'accumuler dans l'organisme. » 
Agir pour l'environnement s'inquiète de la présence de plus en plus fréquente de ces substances dans l'alimentation, à notre insu car non signalée sur les étiquettes. Elle exige que les nanoparticules soient proscrites dans les denrées destinées aux enfants.

De son côté, l'Association nationale des industries alimentaires (Ania) se réfugie derrière les réglementations françaises et européennes qui n'interdisent pas ces composants. Quant à l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), elle a indiqué dans un avis rendu le 1er septembre 2016 que « le dioxyde de titane de qualité alimentaire n'est pas considéré comme un nanomatériau [et que] les données disponibles sur le dioxyde de titane dans les aliments n'indiquaient pas de problème pour la santé des consommateurs. »
Afin d'y voir plus clair et de pouvoir trancher, les ministères de la Santé et de l'Environnement ont demandé à l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) de mener sa propre enquête. Elle vient de lancer une expertise pour déterminer si la présence de nanoparticules dans les produits alimentaires constitue un risque pour la santé.

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