Publié le jeudi 2 février 2017

Fin des poules en cage ?L'industrie alimentaire se détourne massivement des œufs de poules élevées en cage. Plusieurs enseignes de la grande distribution ont déjà fait savoir qu'elles n'en commercialiseraient plus dans les années à venir (Intermarché, Carrefour, Super U, Monoprix, Norma, etc.). Mais d'autres professionnels ne souhaitent plus s'en procurer non plus, comme dans l'hôtellerie (Accor avec ses chaînes Sofitel, Novotel, Mercure, Ibis, ainsi que InterContinental Hotels Group) ou encore dans la restauration collective (Sodexo, Compass et Elior). Enfin de nombreux fabricants industriels ont également choisi de s'en passer dans la préparation de leurs produits : pâtes, mayonnaise, pâtisserie (Lesieur, Amora, Lu, Barilla ou Saint-Michel).

En cause notamment, les dénonciations récentes de l'association de protection animale L214 qui a diffusé une vidéo choc d'un élevage intensif de poules dans l'Ain, filmé en caméra cachée. Les ministres de l'agriculture et de l'environnement avaient alors annoncé la fermeture de l'établissement.
De son côté, Intermarché a déclaré dans un communiqué vouloir répondre « à une demande croissante des clients, de plus en plus attentifs aux  conditions d'élevage et au bien-être animal ».

Ainsi, à l'horizon 2025, l'essentiel du secteur alimentaire va évoluer, ce qui impliquera un changement majeur. En effet, la France est le premier producteur européen d'œufs, avec 14,7 milliards d'unités en 2015, selon les données de la filière avicole. Sur les 47 millions de poules pondeuses, 68 % sont aujourd'hui élevées en cage contre seulement 25 % en bâtiments avec accès au plein air. La France accuse un certain retard sur ses voisins européens : en Belgique, aux Pays-Bas ou en Allemagne, tous les supermarchés ont déjà banni de leurs rayons ce type de production.
Si la tendance est positive, elle est tout de même à relativiser car les marques ne vont sans doute pas se tourner pour autant vers les poules élevées en agriculture biologique ou en plein air. Elles vendront encore beaucoup d'œufs issus d'élevages au sol, dans lesquels les poules sont au nombre de neuf par mètre carré (soit un cercle de 38 cm de diamètre chacune), sans accès à l'extérieur ni à la lumière naturelle. « C'est loin d'être un idéal. (...) Mais nous sommes pragmatiques : notre objectif était d'éliminer le pire traitement infligé aux poules, à très grande échelle, le plus rapidement possible », concède Johanne Mielcarek, chargée de la campagne œufs à L214.

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