Publié le jeudi 9 février 2017

Restauration à domicile Dans les grandes villes, on croise de plus en plus souvent des livreurs, à vélo ou à scooter, chargés d'énormes sacs qui sillonnent les routes à toute allure. Ils doivent apporter à domicile ou sur les lieux de travail des plats récupérés au préalable au restaurant. Si « Allo Resto » est pionnier dans le secteur, d'autres sociétés se sont fait une place sur ce marché en pleine expansion : Resto-In, Deliveroo, Foodora, UberEats, etc. Exit les traditionnels pizzas, burgers et sushis, il est désormais possible de se faire livrer des plats plus élaborés avec ces nouveaux services.

Le modèle économique peut varier selon les prestataires, certains se chargent eux-mêmes de la livraison tandis que d'autres font appel à des livreurs auto entrepreneurs payés à la course (avec ce que ce statut implique en terme de précarité : pas de couverture en cas d'accident ou de cessation d'activité, pas de droit au chômage, etc.).
Le client de son côté paie son repas le même prix qu'au restaurant (sans le service) et prend à sa charge les frais de livraison (soit au prorata des kilomètres parcourus par le livreur, soit selon un forfait fixe). Cela pourrait être intéressant si un minimum d'achat n'était pas exigé. La plupart des sites impose en effet une commande d'au minimum 10 à 15 €. Avec les frais de livraison, on peut vite atteindre les 20 € par personne, ce qui fait cher le déjeuner...
Hugues Descosses, directeur général de Deliveroo France, indique que « [son] objectif n'est pas de travailler avec tous les restaurants d'un quartier, mais de les sélectionner d'après les sites de notation et le bouche-à-oreille » autrement dit, de se différencier des enseignes de « dépannage » à faibles coûts (pizza par exemple). Ces sociétés misent sur le qualitatif.

Le magazine 60 Millions de consommateurs a testé plusieurs de ces services dans le sud de Paris. Si la promesse de ponctualité a été globalement tenue, la qualité du service en revanche est très inégale : absence de serviettes ou de couverts, des emballages qui laissent échapper la sauce, des plats parfois insipides... Par ailleurs, les journalistes cobayes s'étonnent qu'aucun livreur ne vérifie l'identité du client. «  J'aurais pu passer par là et récupérer le colis ! » révèle l'une d'entre eux.

Ce marché reste encore assez fragile, avec une faible rentabilité, en atteste la disparition brutale de « Take eat easy » à l'été 2016. Quant aux conditions de travail des livreurs, elles semblent se dégrader au fur et à mesure que leur nombre augmente et que l'offre s'étoffe. Pour 60 Millions de consommateurs, libre à chacun de prendre en compte le critère social au moment de la commande. Le mieux étant sans doute de se rendre dans le restaurant pour plus de convivialité.

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