Après plusieurs augmentations successives, le prix du gaz a augmenté une nouvelle fois le 1er septembre 2026, frappant de plein fouet le pouvoir d’achat des ménages. Pour la CNL, cette situation est inacceptable et résulte de choix politiques qui ont progressivement livré l’énergie aux logiques du marché.
5,6 % de hausse du prix du gaz
Depuis le 1er septembre, le prix de référence du gaz a augmenté de 5,6 % et concerne 6 millions de foyers déjà confrontés à l’augmentation des prix de l’énergie.
En cause notamment, le conflit persistant au Moyen-Orient, mais aussi un niveau historiquement bas des stocks de gaz en Europe qui font flamber les prix. Selon les informations de France Info, pour un appartement de 50 m², la facture moyenne de 1 200 € augmentera de 70 €. Pour une maison de 120 m², le prix grimpera de 130 € pour atteindre les 2 430 € par an.
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Des ménages mis en difficulté financière
Dans un communiqué, la CNL (Confédération nationale du logement) dénonce cette nouvelle hausse, jugeant la situation « inacceptable ». L’association rappelle par ailleurs que depuis le 1er juillet 2023, les tarifs réglementés de vente du gaz ont été supprimés et que les consommateurs sont exposés désormais aux évolutions des marchés et à la volatilité des prix. « Le « prix repère » publié chaque mois ne constitue en aucun cas un véritable tarif réglementé ni une protection contre la hausse des factures ».
En outre, cette hausse impactera fortement les logements collectifs chauffés au gaz, qui subiront une explosion des charges et possiblement des régularisations mettant en difficulté les ménages. Or, pour la CNL, le chauffage, la cuisine et l’eau chaude ne sont pas des privilèges et l’énergie doit être un bien commun. Dans son communiqué, l’association exige :
- Une véritable maîtrise publique des prix de l’énergie ;
- Une protection durable des consommateurs contre les hausses spéculatives ;
- Le retour d’une régulation forte garantissant un accès abordable à l’énergie ;
- Des mesures immédiates pour protéger les locataires et les ménages les plus modestes contre l’explosion des charges ;
L’ouverture d’un débat national sur la mise en place d’une véritable sécurité sociale de l’énergie et du logement, garantissant à chacun l’accès aux besoins essentiels
