Le frelon asiatique, accidentellement importé sur notre territoire, se développe de façon exponentielle et participe, avec les pesticides agricoles, à l’effondrement des populations d’abeilles et d’autres pollinisateurs. Comment lutter contre ce nuisible tout en préservant la biodiversité ?
Un piégeage du frelon asiatique à faire au printemps
Le frelon asiatique infeste le territoire français depuis 2005 et ne cesse de prendre de l’ampleur depuis. La période printanière est cruciale pour capturer les femelles fondatrices avant qu’elles ne bâtissent des colonies définitives menaçantes pour les abeilles. Le piégeage doit donc impérativement avoir lieu au printemps, de mi-mars à mi-mai. C’est donc le moment idéal pour les attraper.
Le plan national Frelon, sous l’égide des Groupements de défense sanitaire (GDS France) et de Fredon France, réseau de lutte contre les risques phytosanitaires, préconise d’agir en mobilisant en priorité les réseaux communaux de piégeurs avertis (avant tout, des apiculteurs).
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Oubliez les pièges « faits maison »
Toutefois, des municipalités en appellent aux particuliers et distribuent des pièges afin de désamorcer au plus tôt l’essor des populations estivales de frelons asiatiques. Pour cela, il convient de se renseigner auprès de sa commune. Attention, les méthodes artisanales sont fortement déconseillées car elles provoquent la noyade d’insectes pollinisateurs essentiels à la biodiversité.
Oubliez la bouteille d’eau en plastique coupée en deux, goulot retourné en guise d’entonnoir, et autres capuchons à placer sur un bocal, avec un mélange de bière, vin blanc et sirop de fruit dans le fond : tous les insectes risquent de s’y noyer, « c’est terrible pour la biodiversité », explique David Philippart, référent national « frelon asiatique » au sein du réseau Fredon.
Seuls deux types de pièges ont été répertoriés comme suffisamment sélectifs et efficaces pour attraper les fondatrices de frelon asiatique : le piège japonais dit « Osaka » et le piège coréen BeeVital, tous deux assez imposants, coûteux (40 à 50 € pièce) et souvent indisponibles en dehors des réseaux de piégeurs. Ces dispositifs sont à installer en hauteur, de préférence dans un arbre en fleurs et exposé en pleine lumière. Mais attention à ne pas vider immédiatement les pièges, une fois les premiers frelons capturés : ils dégagent en effet des hormones qui attireront naturellement leurs congénères.
> A consulter : le plan d’actions régional frelon asiatique Grand Est
