Après une année d’accalmie en 2026, les propriétaires pourraient voir leur taxe foncière augmenter en 2027. En cause notamment, l’évolution de l’inflation mais aussi des mesures concernant les logements anciens et les biens laissés vacants.
Les valeurs locatives cadastrales en France servent de base au calcul de la taxe foncière et sont revalorisées chaque année. En 2026, cette revalorisation a été limitée à 0,8 %, contre 1,7 % en 2025. Par ailleurs, la grande majorité des communes (près de 86 %) ont maintenu leur taux d’imposition cette année.
L’inflation pèse sur la taxe foncière
Mais, la situation pourrait changer en 2027. En effet, selon les prévisions de la Banque de France, l’inflation pourrait atteindre 2,5 % en 2026. Or, la revalorisation des valeurs locatives cadastrales est indexée sur l’inflation. Cela laisse présager des perspectives peu favorables aux propriétaires, quand bien même la commune aurait voté l’absence de modification du taux d’imposition.
Le contexte des élections municipales en 2026 a contribué à limiter les changements de taux dans de nombreuses communes, mais aucune garantie n’est donnée pour les années suivantes.
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Logements anciens et vacants particulièrement concernés
Les logements anciens (construits avant les années 1970) sont plus susceptibles d’être impactés par une actualisation de leur valeur locative lorsque certains éléments de confort ne figurent pas dans leur fiche descriptive (telle que l’absence de certains équipements comme l’eau courante, l’électricité ou encore des sanitaires). Plusieurs millions de logements sont concernés, avec une augmentation de la taxe foncière estimée à 63 €.
Quant aux logements vacants, une nouvelle taxe unique (la taxe sur la vacance des locaux d’habitation) remplacera les deux dispositifs actuels, à savoir la taxe annuelle sur les logements vacants (TLV) et la taxe d’habitation sur les logements vacants (THLV). Elle reprendra les grandes lignes des dispositifs précédents, tout en les harmonisant dans un cadre unique.
Dans les zones tendues, la majoration pourrait ainsi atteindre jusqu’à 60 %. Hors de ces territoires, le plafond serait fixé à 50 %. Cette évolution pourrait donc renforcer la pression fiscale pesant sur les propriétaires qui conservent un logement vide pendant une période prolongée
