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Les Français face aux librairies indépendantes

Une nouvelle étude du Syndicat de la Librairie Française (SLF) vise à comprendre comment créer des nouveaux leviers d’attraction vers les librairies indépendantes – notamment auprès des « non-clients », des personnes qui n’ont pas l’habitude de les fréquenter.

Ce rapport d’analyse examine les comportements des Français·es vis-à-vis des librairies indépendantes dans un contexte marqué par une baisse globale de la lecture. Réalisée par L’ObSoCo pour le Syndicat de la Librairie Française avec le soutien de Dilicom, cette enquête fait suite à celles conduites en 2013, 2019 et 2022 avec lesquelles elle partage un tronc commun de questions permettant d’observer des évolutions.

Baisse de pouvoir d’achat et concurrence numérique

L’étude segmente la population en trois catégories distinctes : les clients fidèles, les acheteurs occasionnels fréquentant d’autres circuits et les non-acheteurs. Les résultats soulignent que si les librairies bénéficient d’une image d’excellence, elles font face à des défis majeurs liés au pouvoir d’achat et à la concurrence du numérique. La captation du temps disponible est devenue une lutte constante, la lecture étant souvent remplacée par d’autres productions culturelles. Une réduction du temps de lecture est observée même chez les acheteurs, certains basculant dans la catégorie des non-acheteurs.

Le contexte économique pèse lourdement sur les arbitrages des consommateurs. La diminution du pouvoir d’achat est la première raison citée par les clients pour expliquer la réduction de leurs achats de livres. Par ailleurs, les librairies indépendantes souffrent d’un déficit d’image-prix : 53 % des acheteurs sont convaincus qu’elles sont plus chères qu’Internet ou les grandes surfaces, malgré le prix unique du livre (pour rappel, les livres sont vendus au même prix dans l’ensemble des points de vente). En outre, l’achat et la revente de livres d’occasion sont perçus comme un moyen majeur d’accroître le pouvoir d’achat des clients.

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Des librairies indépendantes difficiles d’accès

L’accessibilité géographique est également un frein identifié : 40 % des non-clients vivent dans des agglomérations de moins de 10 000 habitants, où l’accès physique à une librairie indépendante est plus difficile.

Le rapport suggère que les librairies pourraient s’inspirer de l’évolution du secteur de la pharmacie pour renforcer leur identité de commerçant : diversifier les produits (papeterie, jeux…), proposer des activités secondaires (café, ateliers…), afficher des promotions, proposer des lots ou des avantages accordés aux clients réguliers…

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