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Sports d’hiver : comment réduire son empreinte écologique ?

Selon une étude Atout France, un Français sur sept skie chaque année. Or, le changement climatique impacte les régions de montagne avec une baisse de l’enneigement et un recul des glaciers. Dans ce contexte, l’ADEME dispense quelques conseils pour réduire ses impacts au sports d’hiver.

Aujourd’hui, il n’est pas rare que l’enneigement des stations de moins de 2 000 mètres d’altitude soit incertain d’une année à l’autre (voire en cours de saison). En raison du changement climatique, certaines stations de moyenne montagne ont fermé définitivement : elles ne recevaient plus assez de touristes pour être rentables.

40 % des Français adeptes des sports d’hiver

Pourtant, les Français sont toujours attachés aux sports d’hiver et nombreux à partir en vacances à la montagne. Selon une étude Harris pour Atout France, 1 Français sur 4 a pratiqué une activité de neige (ski, luge, raquettes…) au cours des trois dernières années et 40 % des Français ont séjourné en montagne en hiver pour skier.

L’ADEME (Agence pour la transition écologique) délivre quatre actions afin de réduire notre empreinte écologique sur la montagne :

1. Partir sans la voiture : outre les embouteillages, la conduite en montagne peut entraîner des difficultés (routes sinueuses et enneigées, pose de chaînes…). Quelques initiatives permettent de rejoindre les stations de ski par d’autres moyens de locomotion. L’association POW France (branche de l’ONG internationale Protect Our Winters, qui œuvre pour la sensibilisation aux enjeux écologiques à la montagne), propose le service POW mobility qui permet de planifier, réserver et payer en une seule fois un trajet en direction des Alpes, même s’il combine différents modes de transport ou prestataires. Dans les Vosges, la navette des crêtes hivernale transporte les voyageurs au Markstein depuis Bollwiller, Cernay, Soultz, Guebwiller, Thann. Enfin, le site « changer d’approche » permet de découvrir la montagne autrement, et sans voiture.

2. Choisir une station de ski engagée : le label Flocon vert identifie les stations les plus engagées en faveur de la transition écologique. De même, des labels environnementaux certifient des hébergements et lieux de résidence de vacances plus vertueux tels que Ecogîte, Green globe, Clef verte, Hôtels au naturel…

3. Louer son équipement : si le séjour à la montagne est très occasionnel, la location des équipements (skis, chaussures de ski, luge, raquettes, combinaison…) ou l’achat d’occasion constituent des alternatives intéressantes . Certains vêtements qui contiennent des Perfluorocarbures (PFC) rendent les tissus imperméables (et sont très prisés en tant que tels) mais sont pointés par l’Anses en tant que perturbateur endocrinien.

4. Ne pas abandonner de déchets : le conseil relève du bon sens, pourtant des quantités de déchets jetés au sol par les skieurs et les randonneurs jonchent les pistes une fois la neige fondue en fin de saison… Des opérations de ramassage en montagne sont organisées régulièrement par l’association « Montagne Zéro Déchets ». En 2022, 50 ramassages (couvrant seulement 5 % du territoire) ont permis de collecter plus de 11 tonnes de déchets, dont 24 000 mégots.

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