frais d'itinérance

Comment éviter le piratage de son smartphone ?

Notre smartphone n’est pas à l’abri du piratage. Plusieurs cas de figure peuvent se présenter et mettre les consommateurs en difficulté. Il existe néanmoins quelques précautions pour s’en prémunir.

Le smartphone : notre point faible?

Nos smartphones sont presque devenus des extensions de nous-mêmes. Ils nous permettent de téléphoner et d’envoyer des messages, mais nous servent également d’agenda, d’outil de recherche sur le web, de lecteur vidéo et audio, d’appareil photo et autres activités diverses grâce aux multiples applications disponibles sur le marché.

Selon la société Statista (plateforme de statistiques en ligne), au premier trimestre 2021, les utilisateurs avaient accès à un catalogue de près de 5,6 millions d’applications sur les deux principales plateformes d’Apple et Android.

Cela nous rend d’autant plus vulnérables, car le piratage de nos appareils offre l’accès à diverses informations personnelles, comme nos contacts, nos photos, nos messages, voire nos données bancaires.

Piratage de smartphone en hausse

D’après un rapport de l’entreprise RSA, spécialisée en cybersécurité, les cyberattaques sur les smartphones ont triplé dans le monde entre le premier trimestre 2018 et le premier trimestre 2019. En outre, les utilisateurs ont tendance à se montrer moins vigilants avec leur téléphone qu’ils ne le sont avec leur ordinateur.

Le piratage d’un smartphone va de la consultation du téléphone sans l’accord de son propriétaire à l’accès à distance par un hacker. Cela peut prendre la forme d’un virus, d’une prise de contrôle de vos comptes sur les réseaux sociaux (ou messageries mail), amenant des tensions avec vos contacts, voire une détérioration de votre réputation. Cela peut aller jusqu’à des tentatives de chantage pour vous soutirer de l’argent.

>>> A lire aussi : « Arnaque aux faux RIB dans les boîtes mail »

Sécuriser l’accès à son smartphone

La première démarche à effectuer est de ne pas laisser le téléphone facilement accessible et de le sécuriser au moyen d’un mot de passe. D’autres techniques peuvent être utilisées, comme la reconnaissance faciale (mais encore peu fiable) ou l’empreinte digitale. L’usage d’un code de sécurité est donc la précaution la plus élémentaire, à condition de ne pas le divulguer. Idéalement, ce code devrait être changé régulièrement. Par ailleurs, le téléphone est un objet personnel. Il convient donc de toujours savoir où il se trouve et de l’avoir à portée d’yeux ou de main.

Maintenir son smartphone à jour

Comme pour les ordinateurs, les smartphones seront mieux protégés des attaques extérieures s’ils sont à jour. Les mises à jour du système d’exploitation et des applications permettent d’ajouter des « patchs » de sécurité qui viennent réparer les failles de l’appareil et corriger les bugs. Si les mises à jour ne prémunissent pas à 100 % contre les cyberattaques, elles sont néanmoins indispensables pour protéger au mieux votre téléphone.

>>> A lire aussi : « Le smartphone en déclin ? »

Gare aux connexions non sécurisées

Les connexions Internet sans fil sont également une source importante de piratage. Ainsi, le bluetooth ne doit être activé qu’en cas de besoin.

De même, les réseaux Wifi en libre-service doivent être utilisés avec prudence. Ils sont souvent accessibles dans les lieux publics et ne sont généralement pas (ou peu) sécurisés. Une personne malveillante peut très bien avoir accès aux données qui transitent sur ce type de réseau en s’y connectant elle-même. C’est pourquoi il vaut mieux privilégier les connexions sécurisées ou les données mobiles (4G, 5G). Toutefois, cela nécessite de disposer d’un forfait téléphonique adapté.

S’il n’est pas possible de faire autrement que de recourir à un réseau non sécurisé, ne l’utilisez pas pour effectuer des démarches sensibles (comme consulter votre compte bancaire ou procéder à un paiement sur un site de e-commerce).

Enfin, téléchargez des applications uniquement en provenance des boutiques d’applications officielles (App store ou Google Play).

Attention aux appels et messages suspects

Les appels et messages entrants (SMS, MMS et mails) sont aussi à l’origine de piratage. Concernant tout d’abord les appels, il ne faut jamais rappeler un numéro inconnu (qu’il s’agisse d’un appel en absence ou d’un message indiquant un numéro à rappeler). Ce sont bien souvent des numéros surtaxés qui font grimper la facture de téléphone.

Bon à savoir, vous pouvez contacter votre opérateur pour activer l’option gratuite de blocage des numéros surtaxés qui permet de bloquer les appels vers certaines tranches de numéros à tarification majorée.

Ensuite, les messages textuels peuvent contenir des liens suspects susceptibles de faire entrer des malwares dans le téléphone. Ce sont des logiciels informatiques malveillants très intrusifs, qui cherchent à envahir, endommager voire mettre hors service les appareils infectés. Dans les cas les plus extrêmes, les données sont « prises en otage », avec des messages de demande de rançon pour débloquer le téléphone (ce type de malware est appelé « rançongiciel » ou « ransomware »).

Que faire en cas de piratage ?

Si vous pensez être victime de piratage, consultez le site officiel www.cybermalveillance.gouv.fr, un service en ligne gratuit de conseils et d’assistance pour les victimes de cybermalveillance. Le dispositif permet d’effectuer un diagnostic et d’orienter vers les solutions les plus appropriées.

Pour signaler une escroquerie en ligne ou un contenu illicite sur Internet (pédophilie, terrorisme, incitation à la haine ou à commettre un crime ou délit, trafics illégaux…), passez par la plateforme dédiée du ministère de l’Intérieur : www.internet-signalement.gouv.fr.

Vous pouvez également contacter le service Info Escroqueries, par téléphone au 0 805 805 817 (appel gratuit depuis la France), du lundi au vendredi de 9h00 à 18h30.

Enfin, pensez à porter plainte auprès des services de police ou de gendarmerie de votre choix. Il existe un service de pré-plainte en ligne : www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr/.

Partager