Dioxyde de titane : de nouvelles données inquiétantes

L’additif E171, composé de nanoparticules de dioxyde de titane, est largement controversé depuis plusieurs années. Présent dans les cosmétiques et médicaments, son utilisation est suspendue en France dans les denrées alimentaires jusqu’au 31 décembre 2020 sur la base de données suggérant un risque cancérogène chez l’adulte. Alors que le gouvernement doit se prononcer sur une prolongation de cette suspension, de nouvelles données pourraient peser dans la décision.

En effet, selon une étude parue le 7 octobre dernier (en anglais), les nanoparticules de dioxyde de titane sont capables de passer à travers le placenta des femmes enceintes et d’atteindre leur fœtus. Des traces ont été retrouvées dans la totalité des 22 placentas de femmes enceintes que les chercheurs ont pu étudier, ainsi que dans la moitié des premières selles de 18 nouveau-nés.

Alors que l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) prépare un avis scientifique sur les risques liés à l’ingestion de cet additif pour mars 2021, les parlementaires européens ont adopté, le 8 octobre dernier, une résolution appelant la Commission européenne à en interdire l’utilisation.

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