Fraude à la carte bancaire : les clients moins bien couverts

L’UFC Que choisir a mené une enquête entre le 2 et le 9 septembre 2020 auprès de 1  535 de ses abonnés numériques victimes d’escroqueries au cours des douze derniers mois. Elle révèle que 30 % d’entre eux n’ont pas été remboursés par leur établissement bancaire. Un chiffre qui s’élevait à 26 % l’an dernier. Par ailleurs, les délais de remboursement se sont allongés. Ils atteignent 25 jours, soit quatre jours de plus qu’en 2019. En cause notamment, la nécessité pour les clients lésés de multiplier les démarches auprès de leur banque pour prouver leur bonne foi. Alors que, selon la loi, le remboursement devrait être effectué au plus tard le premier jour ouvré suivant le signalement de la fraude.

Les consommateurs doivent être particulièrement vigilants. Depuis le confinement, le paiement sans contact a bondi de 67 % et le paiement en ligne de 13 %, selon l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement alors que le paiement sans contact est plus risqué qu’un paiement avec composition du code secret (deux fois plus pour le sans contact et 17 fois plus pour le paiement en ligne).

L’association de consommateurs reproche également aux banques d’être « très en retard dans la mise en place d’un système de sécurisation renforcée » pour les paiements à distance. Le recours aux codes à usage unique comme moyen d’authentification sur Internet n’est en effet plus suffisant.
De son côté, la Fédération bancaire française estime qu’une fois la fraude signalée par le client « chaque banque s’organise ensuite pour apprécier la situation, selon les circonstances et le type de fraude, et assurer le traitement ».

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