accompagnant aux urgences

Une charte de l’accompagnant aux urgences

Très attendue par les associations d’usagers de la santé, la charte de l’accompagnant aux urgences a été signée le 19 mai dernier. Elle érige en principe la possibilité pour le patient d’être « accompagné par une personne de son choix ».

Lors du salon SANTEXPO qui s’est tenu le jeudi 19 mai 2026, le président de France Assos Santé, Gérard Raymond, a signé la charte de l’accompagnant aux urgences, en présence de la ministre de la Santé, Stéphanie Rist.

Reconnaître le rôle essentiel de l’accompagnant aux urgences

Cette charte est issue d’un travail collectif piloté par la Direction générale de l’offre de soins et associant des représentants des usagers, des urgentistes, des personnes en situation de handicap, des Agences régionales de santé ainsi que les fédérations hospitalières. Elle « reconnaît le rôle essentiel de l’accompagnant du patient aux urgences et vise à renforcer la qualité et la sécurité de la prise en charge, dans le respect des besoins de chacun et des contraintes organisationnelles propres à ces services ».

Jusqu’ici, les patients étaient confrontés à une diversité de pratiques en la matière : d’après une enquête réalisée en 2023 par les services statistiques des ministères sociaux, 32 % des services d’urgences autorisent systématiquement la présence d’un accompagnant, 64 % ne l’autorisent qu’à titre exceptionnel et 4 % l’interdisent. Cette charte donne ainsi un cadre clair à l’échelle nationale. Dans un communiqué, le ministère de la Santé indique que « désormais, la règle sera claire : l’accompagnement est le principe, l’exception doit être justifiée ».

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Une attention particulière portée aux patients vulnérables

Une attention particulière sera accordée à l’accompagnement des « patients les plus vulnérables », parmi lesquels les enfants, les personnes âgées, les personnes en situation de handicap et les personnes en fin de vie, ajoute le ministère.

D’ici à la fin de l’année 2026, « tous les services d’urgences seront invités à afficher la charte dans les espaces d’accueil et sur leur site Internet, à former leurs équipes » et à terme « à évaluer l’impact » de ces nouvelles consignes

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