La DGCCRF a enquêté sur les textiles « antibactériens » ou « anti-odeurs », qui revendiquent des propriétés biocides mais comportent à ce titre des nanomatérieux dont la présence n’est pas toujours mentionnée de façon visible et lisible.
De nombreux textiles vendus ont fait l’objet d’un traitement biocide qui permet de limiter le développement de bactéries responsables des mauvaises odeurs grâce à l’application d’une substance chimique. Ces textiles regroupent tant les vêtements de sport que de la lingerie ou des articles de literie. En 2023 et 2024, la DGCCRF a enquêté auprès de 50 professionnels commercialisant ce type de produits afin de contrôler la conformité de l’étiquetage et le bien-fondé des allégations biocides, ainsi que l’absence de nanomatériaux interdits.
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Un tiers des professionnels en anomalie
Dans son enquête, la DGCCRF s’est concentrée sur les textiles en contact direct avec la peau et revendiquant des propriétés de type « antibactérien » ou « anti-odeurs ». Après un examen documentaire, les enquêteurs ont fait réaliser des analyses en laboratoire pour 14 produits sur lesquels des doutes subsistaient.
Résultat : environ un tiers des établissements contrôlés présentait au moins une anomalie. Si aucun nanomatériau interdit n’a été détecté, les contrôles ont mis en lumière l’absence de mention des substances actives sur l’étiquetage de textiles revendiquant des propriétés biocides ainsi que des pratiques commerciales trompeuses liées à des allégations biocides non justifiées (comme une protection contre les moustiques par exemple).
Des suites correctives ou répressives (injonction, mesure de police administrative ou procès-verbal pénal) ont été données pour 9 des établissements contrôlés
