Les trottinettes électriques et autres engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) sont de plus en plus répandus, en particulier dans les grandes villes. Les arrêtés municipaux ou décisions préfectorales se multiplient pour encadrer cet usage. C’est le cas de plusieurs agglomérations dans la grande région.
Selon le syndicat professionnel Mobilians, 4 millions de Français circulent à trottinette électrique. À l’heure où les prix du carburant affectent le budget des ménages, de nombreux urbains optent pour d’autres modes de déplacement moins coûteux.
Toutefois, les trottinettes électriques et autres EDPM (qui comportent les gyropodes, hoverboards, monoroues, skateboards et rollers électriques, ainsi que les draisiennes électriques) sont de plus en plus fréquemment source d’accidents. En 2025, selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière, 79 utilisateurs d’EDPM ont perdu la vie en France et 1 200 ont été grièvement blessés, soit 38 % de plus qu’en 2024. Une situation qui pousse les agglomérations à durcir la réglementation à l’égard des usagers.
Des règles hétérogènes dans la région Grand Est
À l’échelle nationale, le port du casque est recommandé. Ce sont les communes ou les préfectures qui prennent la décision de le rendre obligatoire par arrêté, mais il n’existe aucun registre national. Dans le Grand Est, les règles sont donc assez hétérogènes.
Si la ville de Nancy n’impose pas le casque pour les trottinettes et vélos électriques, à quelques kilomètres, dans la commune de Vandœuvre-lès-Nancy, un arrêté municipal applique l’obligation depuis le 18 septembre 2026. En Meurthe-et-Moselle, d’autres municipalités ont également franchi le pas, notamment à Dombasle-sur-Meurthe, Jarny et Homécourt. En Moselle, le casque et le gilet fluo sont obligatoires à Forbach où l’amende peut y atteindre 150 €. De même à Audun-le-Tiche, à toute heure du jour et de la nuit.
Enfin à Metz, le port du casque sera obligatoire à compter du 1er novembre sur toutes les voies publiques et privées ouvertes à la circulation et à toute heure (des exceptions sont cependant prévues). Le non-respect de l’obligation est puni d’une amende forfaitaire de 35 euros.
Côté alsacien, le Préfet du Bas-Rhin et du Grand Est, Amaury de Saint-Quentin, a annoncé le 6 octobre la prochaine mise en place d’une obligation de port du casque dans les 514 communes du département.
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Le respect du code de la route en question
Pour CADR 67, association qui fait la promotion du vélo, la mesure est accueillie plutôt favorablement, bien que l’association déplore surtout le manque de respect du code de la route par les usagers des EDPM. Fabien Masson, le directeur de CADR 67, dénonce les trottinettes débridées par leurs propriétaires, lancées en pleine vitesse sur les pistes cyclables. « On a laissé faire, dit-il. Il faut multiplier les contrôles ». Par ailleurs, la question se pose également d’appliquer les mêmes règles aux cyclistes en VAE (vélo à assistante électrique), afin d’éviter une distorsion avec les autres usagers d’EDPM, qui roulent à la même vitesse
