De plus en plus difficile de payer en chèques-vacances

Près de quatre millions de Français bénéficient de chèques-vacances, leur permettant de financer une partie de leurs congés mais aussi de leurs loisirs. Mais la dématérialisation croissante et la crise du Covid-19 ont rendu plus difficile l’usage de ces titres. En effet, de nombreux professionnels du tourisme exigent que les réservations soient effectuées en ligne, de même que le paiement de la prestation. L’utilisation des chèques-vacances impose de se déplacer dans un point de vente physique, ce qui est devenu très compliqué en cette période de crise sanitaire. Qu’il s’agisse de réserver un billet d’avion chez Air France ou un billet de train à la SNCF, ou encore de se procurer un ticket d’entrée pour un musée ou un monument, les détenteurs de ces titres rencontrent de grandes difficultés pour les écouler. A titre d’exemple, pour visiter le musée du Louvre à Paris, il faudrait faire la queue au guichet pour payer son entrée avec ses chèques-vacances, réserver son créneau de visite puis revenir à la date et l’heure indiquées. Un responsable concède : « C’est sûr que c’est compliqué pour les porteurs de chèques-vacances car nous ne pouvons les gérer à distance, il nous faut avoir le chèque en papier pour procéder au paiement et réserver un créneau ». Quant à Air France, la réservation est possible par téléphone, moyennant 5 € et un délai de trois jours pour se rendre en agence et remettre ses chèques-vacances. Actuellement, seules huit d’entre elles sont ouvertes sur le territoire…

De leurs côtés, les professionnels sont remontés contre l’ANCV (l’Agence nationale pour les chèques-vacances) qui a augmenté sa commission, passant de 1 % à 2,5 % en 2019. Les délais de remboursement pour ces professionnels se sont également allongés pendant la crise, de 5 à 21 jours, compliquant davantage la situation des commerçants.

En réponse, l’ANCV a annoncé la création de son application Chèque-Vacances Connect qui permettra de régler à distance, avec une commission réduite de 1 % les six premiers mois « sous condition d’accepter le Chèque-Vacances Connect en paiement », précise le directeur commercial Christophe Boniface.

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