Le secteur du vélo a évolué en profondeur depuis la crise du Covid, passant d’un marché de vente de matériel à une véritable économie de services centrée sur l’usage.
Un marché en progression jusqu’en 2024
Après un pic de ventes durant la période de Covid-19, le marché des vélos neufs se stabilise. En effet, selon une récente publication de l’ADEME (agence de la transition écologique), le marché du vélo a connu une nette progression entre 2020 et 2024, dynamisé notamment par la crise sanitaire durant laquelle les Français ont été incités à éviter les modes de transports collectifs.
Les politiques publiques ont soutenu cette évolution notamment via le financement de services de location, la création de places de stationnement dédiées ou encore l’achat de flottes de vélos, permettant à ce mode de déplacement de s’ancrer dans le quotidien.
La réparation et la location supplante l’achat de vélo neuf
Depuis 2024, la filière se stabilise pour diverses raisons. Tout d’abord, la hausse des tarifs, notamment pour les vélos à assistance électrique, couplée à l’arrêt de certaines aides financières dont de nombreux ménages ont bénéficié.
Ensuite, une montée en puissance de la réparation attestée par une hausse des ventes de pièces détachées. Réparer et entretenir deviennent un service central qui prolonge la durée de vie du vélo et structure la filière localement. Par ailleurs, le marché du vélo d’occasion et reconditionné se professionnalise avec l’apparition de plateformes spécialisées. Acheter un vélo reconditionné constitue aujourd’hui une alternative crédible au neuf, s’inscrivant dans une dynamique d’économie circulaire.
Enfin, la location, qu’elle soit de courte ou longue durée, permet de lever le frein financier de l’achat. Le vélo n’est plus nécessairement un bien que l’on possède, mais un outil que l’on utilise selon ses besoins. Actuellement, la France compte 411 services de vélos publics, dont 167 services de location longue ou moyenne durée, ce qui représente environ 200 000 vélos.
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Une filière créatrice d’emplois non délocalisables
Selon l’Observatoire du cycle de France Vélo, le vélo public est source à lui seul d’environ 2 800 emplois non délocalisables, liés à la maintenance, à l’exploitation ou au reconditionnement. Entre la production, la vente, le tourisme, la réparation, les services et le transport, l’économie du vélo représente au total environ 72 000 emplois en France.
