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Livraisons pendant le confinement : Amazon ne connait pas la crise…

Depuis le début de la crise sanitaire, les consommateurs peuvent continuer à recevoir la livraison de colis chez eux (la plupart des points relais sont fermés, quand ils ne se trouvent pas dans des commerces autorisés à rester ouverts). En situation de confinement, de nombreux Français se sont tournés vers le commerce en ligne, qui nécessite très peu de contacts. Ainsi, les grands groupes comme Amazon ou Cdiscount sont les grands gagnants de cette crise, au détriment des petits commerçants et artisans qui ont été contraints de cesser leur activité.

Alors que les syndicats demandent la réduction des effectifs présents sur les sites ou à défaut leur fermeture, la direction d’Amazon s’y refuse. Pourtant, les distances de sécurité imposées par le gouvernement ne sont pas toujours appliquées en sites, sur lesquels 500 salariés se côtoient et sur lesquels les bidons de gel hydroalcoolique ne sont pas fournis en quantité suffisante. De son côté, Amazon assure « avoir pris des mesures extrêmes pour assurer la sécurité des personnes ». Le groupe a également annoncé qu’il suspendrait les salaires de ceux qui auront fait valoir leur droit de retrait et propose une augmentation de salaire de deux euros par heure travaillée et le doublement de la rémunération pour les heures supplémentaires. Ce qui peut paraitre comme une mesure généreuse s’avère en réalité discriminante selon les syndicats, puisque ce sont les salariés les plus précaires, craignant pour leur emploi et le paiement de leurs factures, qui se trouvent exposés.

Face aux critiques, Amazon a toutefois décidé de limiter les livraisons en se concentrant sur les produits prioritaires. Depuis le dimanche 22 mars, il n’est plus possible de commander des livres ou des objets connectés, mais uniquement des produits jugés de première nécessité, tels que l’alimentation, les produits de puériculture (lait infantile par exemple), d’hygiène de base, nourriture pour les animaux ou encore produits pour la maison. De son côté, Cdiscount a annoncé un allongement des délais de livraison, allant de 3 à 5 jours. Par ailleurs, des consignes ont été données pour garantir la sécurité des clients et des livreurs : le colis est déposé devant la porte et le livreur recule d’au moins un mètre lors de la remise au client.

D’une manière générale, en cette période critique pour les hôpitaux et professionnels de santé, il est recommandé d’éviter toute commande en ligne qui pourrait attendre. Il en est d’ailleurs de même pour la commande de repas à emporter. Si le commerce sur Internet garantit plus de sécurité pour le consommateur, il expose d’autres personnes à un risque de contamination : manutentionnaires, transporteurs, livreurs…, des salariés qui n’ont pas toujours la possibilité d’exercer leur droit de retrait.

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