À compter du mois d’octobre 2026 à Strasbourg, l’Open Payment devrait se généraliser à l’ensemble du réseau de la CTS. Pour l’association ASTUS, cette avancée est bienvenue, mais considérée comme une première étape vers un système de paiement à l’usage qu’elle souhaite davantage « intégré ».
L’Open Payment est un dispositif permettant aux usagers de payer et de valider leur titre de transport directement avec leur carte bancaire, smartphone ou montre connectée, devant l’un des nouveaux valideurs violets. Une simplification manifeste, en particulier pour les voyageurs occasionnels et les touristes qui n’ont plus besoin d’acheter un billet au préalable, ni de disposer d’une carte Badgéo ou encore de l’application CTS. Par ailleurs, les usagers peuvent acheter jusqu’à 4 titres de transport, ce qui facilite les trajets en petits groupes ou en famille.
Une politique tarifaire complexe
Expérimenté depuis le mois de février sur la ligne C3, puis la ligne G en mars, la mise en service généralisée est annoncée courant octobre. En attendant, les nouveaux valideurs violets sont installés progressivement dans les bus et sur les quais de tram.
Toutefois, l’association regrette une politique tarifaire qui se complexifie. En effet, si un aller simple classique coûte aujourd’hui 1,90 € sur une carte Badgéo, l’application CTS ou lors du rechargement d’un billet sans contact, il en coûtera en revanche 2,10 € en Open Payment et 2,50 € lors d’un achat à bord d’un bus… Dans son bulletin d’information d’octobre, ASTUS considère qu’à terme, « la simplification de la billettique devra aussi passer par une meilleure lisibilité et une harmonisation de la tarification ».
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Aller vers un système de paiement à l’usage
Quant au dispositif en lui-même, ASTUS le juge intéressant mais incomplet. L’association souhaiterait en effet que la ville aille plus loin en développant un paiement à l’usage réellement intégré, à l’instar des Pays-Bas. Là-bas, le système permet d’effectuer son check-in au départ puis son check-out à l’arrivé avec son mode de paiement (carte bancaire, smartphone…) ; le système se charge ensuite de calculer le coût du déplacement. Avec le développement du SERM (Service express régional métropolitain) qui combine les déplacements entre train, car, tram et bus, « cette réflexion devra nécessairement dépasser le seul réseau CTS ».
