Après la taxe soda, le gouvernement envisagerait une taxe sucre qui concernerait principalement les produits transformés. L’objectif est de récolter 200 millions d’euros pour les caisses de l’État. Un projet qui fait bondir l’industrie agroalimentaire.
Dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027, le gouvernement prévoit une taxe sur les produits transformés sucrés dont il espère tirer environ 200 millions d’euros de recettes.
Un enjeu de santé publique
Cette taxe sucre devrait s’appliquer sur les produits transformés, tels que les gâteaux ou pâtes à tartiner par exemple, qui comporteraient plus de 23g de sucres au 100g. Plus les aliments contiennent de sucre, plus les entreprises qui les produisent seraient taxées. Un fonctionnement similaire à la taxe soda, appliquée sur les boissons industrielles, qui devrait rapporter un milliard d’euros en 2026.
Selon les informations de France Info, la nouvelle est accueillie de façon mitigée par les consommateurs. Si certains craignent pour leur budget, face à une possible hausse des prix, d’autres y voient une façon de lutter contre les produits trop sucrés. D’autres estiment qu’avec une telle mesure, les recettes devraient a minima être réinvesties dans la lutte contre les maladies liées à l’excès de sucre.
Il n’est pas certain toutefois qu’une telle taxe soit efficace en termes de santé publique. D’après Mathieu Plane, économiste à l’Observatoire Français des Conjonctures Économiques (OFCE), suite à la taxe soda, « les comportements des consommateurs n’ont pas été radicalement modifiés. Et pour une raison, c’est qu’on voit qu’elle rapporte beaucoup d’argent aujourd’hui. Ça veut dire que, malgré tout, un certain nombre de ménages ou de consommateurs continuent à consommer ces sodas ».
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Les industriels vent debout
L’Association nationale des industries alimentaires (ANIA) – qui fait un travail de lobbying pour défendre les intérêts des industriels – reproche au gouvernement « d’essayer de boucher les trous ». Les professionnels du secteur alertent en effet sur les répercussions d’une telle taxation sur les tickets de caisse, arguant qu’ils sont déjà confrontés à des difficultés économiques.
La mise en place de cette taxe doit être soumise à l’adoption du budget, par le parlement ou par 49.3.
