Une nouvelle réglementation encadrant la composition et l’étiquetage des produits du petit déjeuner est entrée en vigueur au mois de juin. Miel, confitures, crème de marrons, jus de fruits et laits déshydratés… Quels sont les principaux changements ?
La directive européenne « petit-déjeuner » (directive (UE) 2024/1438 du 14 mai 2024) a pour objectif de moderniser et d’harmoniser les règles encadrant l’étiquetage et la composition de produits du quotidien. Elle s’applique aux confitures, gelées et marmelades de fruits, à la crème de marrons et autres produits similaires, ainsi qu’au miel, aux jus de fruits et aux laits de conserve déshydratés. Elle a été transposée en droit français par le décret n° 2026-312 du 24 avril 2026.
Origine certifiée pour le miel
Finies les mentions vagues telles que « Origine : UE et non UE » pour les miels issus de mélange. Désormais, les étiquettes doivent indiquer tous les pays de récolte, classés par ordre décroissant selon le pourcentage. Par exemple : France 45 %, Italie 35 %, Vietnam 20 %. Une marge d’erreur de 5 % est admise sur les proportions annoncées. Pour les emballages de moins de 30 grammes (telles que les mini-portions servies dans les hôtels), les pays pourront être identifiés par un code à deux lettres.
Ce changement devrait permettre de lutter plus efficacement contre la fraude. En effet, selon la Commission européenne, 46 % des échantillons de miels importés de pays tiers (hors UE) sont suspectés de fraude, notamment par l’ajout de sirops de sucre.
Plus de fruits dans les confitures
Une confiture « classique » doit contenir dorénavant au moins 450 grammes de fruits (500 grammes pour les confitures « extra ») par kilogramme de produit fini, contre 350 grammes auparavant.
Les étiquettes doivent préciser en outre la quantité de fruits utilisée pour fabriquer 100 grammes de produit. Et les fruits sont listés par ordre d’importance.
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Teneur en sucres plus précises pour les jus de fruits
Une mention plus claire de la teneur en sucres des jus de fruits est également en vigueur désormais. Ainsi, pour une meilleure compréhension, l’information « contient des sucres naturellement présents » remplace la mention « sans sucres ajoutés ».
La directive a créé trois nouvelles catégories : les « jus de fruits à teneur réduite en sucres », les « jus de fruits à base de concentré à teneur réduite en sucres » et les « jus de fruits concentrés à teneur réduite en sucres ». Pour pouvoir utiliser l’une de ces dénominations, les produits devront présenter une teneur en sucres naturellement présents réduite d’au moins 30 %, grâce à des procédés préservant les caractéristiques essentielles du fruit. Quant aux édulcorants, ils sont interdits dans les jus de fruits, mais restent autorisés dans les nectars de fruits.
Ces nouvelles exigences s’appliquent aux produits mis sur le marché à compter du 14 juin 2026. Les produits mis sur le marché ou étiquetés avant cette date peuvent continuer à être commercialisés jusqu’à épuisement des stocks. La DGCCRF (Répression des fraudes) a annoncé des contrôles à partir de janvier 2027 afin de vérifier le respect des nouvelles règles et la loyauté des pratiques de ces filières.
