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Faut-il interdire les confettis du carnaval ?

Les confettis sont une tradition qui n’est pas sans effet sur l’environnement : ils se retrouvent par millions sur les voieries. A Mulhouse, ce sont près de 5 tonnes de confettis qui ont été utilisés en 2026. Or, une fois transportés dans les égouts, ils polluent les eaux usées à cause de leur encre toxique. La question de leur interdiction fait débat.

Des confettis qui polluent et obstruent les canalisations

Les défilés de carnaval avec leurs chars aux mille couleurs traversent les villes de février à fin mars. Avec eux, des nuées de confettis volent dans les rues et se retrouvent sur les routes et trottoirs par millions. Mais comment sont-ils fabriqués ?

Le plus souvent, les confettis sont en papier et contiennent des encres, des agents de blanchiment et parfois des produits toxiques. Ils atterrissent dans les eaux des fontaines, s’infiltrent jusque dans les bouches d’égout, pouvant polluer l’eau ou obstruer les canalisations (avec l’eau, les confettis agglomérés se transforment en pâte). À Mulhouse, ce sont près de cinq tonnes de confettis qui ont été utilisées pour le carnaval 2026.

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Des interdictions déjà en vigueur dans des communes alsaciennes

Face au fléau écologique, plusieurs villes d’Allemagne, de Belgique mais aussi d’Alsace les ont bannis. C’est le cas d’Obernai où, pour la deuxième année consécutive, les carnavaliers ont été priés de ne pas les utiliser pour des raisons environnementales. Pour le président du Carnaval de Mulhouse, Jean-Marc Sprenger, « C’est la tradition. Sans les confettis, ce serait triste ». Un avis partagé par les carnavaliers interrogés par France 3 Grand Est.

Les confettis constituent par ailleurs un enjeu économique pour les grossistes de fête, car ils représentent une part non négligeable de leur chiffre d’affaires. Les potentielles interdictions à venir et la concurrence des ventes en ligne mettent à mal les entreprises locales.

Les confettis en papier (réellement) biodégradable non-toxique sont difficiles à trouver. Une alternative existe mais se révèle plus onéreuse : les pétales de fleurs séchées ou encore les bourgeons de lavande, dont certains sont confectionnés en fibres végétales. Ces alternatives présentent l’avantage de se dégrader naturellement en quelques jours ou quelques semaines, sans laisser de trace.