Depuis 4 ans, l’Unaf publie un baromètre annuel des familles autour de 5 questions : famille, conciliation, politique familiale, difficultés parentales, budget. Les chiffres 2026 confirment un décrochage du pouvoir d’achat et une attente accrue des parents vis-à-vis des pouvoirs publics.
Dans son baromètre des familles 2026, l’Unaf dresse une analyse statistique approfondie de la vie familiale en France. L’étude a été réalisée par l’institut OpinionWay, du 29 janvier au 19 février 2026, auprès d’un échantillon national représentatif de 2 583 parents avec au moins un enfant de moins de 20 ans au sein du foyer.
Une situation financière qui se dégrade
Le baromètre révèle que la famille est une dimension fondamentale pour 97 % des parents mais la moitié d’entre eux trouve que le soutien de l’État aux familles est insuffisant. En parallèle, leur situation financière se dégrade : 53 % déclarent ne pas avoir les moyens de préparer l’avenir de leur enfant, soit 10 points de plus qu’en 2024. Bien que la grande majorité des parents (89 %) réussisse à couvrir les besoins vitaux comme la santé ou l’alimentation, 11 % d’entre eux n’y parviennent plus. Ce chiffre grimpe à 22 % pour les familles monoparentales. La gestion des dépenses et de l’argent est devenue un sujet de tension et de complication pour 29 % des parents, un chiffre qui augmente chez les foyers aux revenus modestes.
~A lire aussi : Surendettement : nombre de dossiers en hausse de 10 % en 2025
Manque de temps
Outre les questions financières, les familles font également face à d’autres difficultés telles que la gestion des écrans avec les enfants ainsi que l’équilibre entre vie professionnelle et vie familiale : 73 % des parents qui travaillent ont rencontré des difficultés à remplir leurs devoirs familiaux à cause de leur emploi au cours des 12 derniers mois. Les familles nombreuses et les parents de jeunes enfants (0-3 ans et 6-10 ans) sont les plus durement touchés par ce manque de temps.
Pour la première fois depuis la création de l’Observatoire, la moitié des parents estime que les aides de l’État (prestations familiales, baisses d’impôts, services) sont insuffisantes. Elles ne parviennent plus à compenser une dégradation historique du pouvoir d’achat des familles.
Le sentiment d’abandon par l’État est plus marqué dans les petites agglomérations (55 %) et chez les parents ayant un faible niveau de vie (54 %), suggérant que les politiques actuelles sont perçues comme inadaptées aux réalités locales ou sociales.
Pour l’Unaf, ces statistiques doivent encourager à mieux prendre en compte les besoins des familles. Sur la situation alarmante du pouvoir d’achat, l’Unaf et le réseau Udaf-Uraf mènent actuellement une étude à paraitre en septembre 2026.
