Huile d’olive, truffes, café, miel, épices, confitures…, de nombreux produits alimentaires haut de gamme, à forte valeur ajoutée ont été contrôlés par la DGCCRF, qui a relevé de nombreux manquements.
La DGCCRF a mené une enquête en 2022 sur les produits alimentaires à forte valeur ajoutée comme l’huile d’olive, le miel, les chocolats, les cafés ou encore les champignons haut de gamme. L’objectif était de vérifier la conformité de ces produits et la loyauté des informations fournies aux consommateurs.
Anomalies sur les étiquettes
Plus de 1 200 professionnels ont été contrôlés, la majorité des anomalies portait sur l’étiquetage (absence de mentions obligatoires, mentions trompeuses sur l’origine ou encore usage abusif de mentions valorisantes).
Du côté des huiles, les agents de la DGCCRF ont analysé 139 échantillons auprès de 223 professionnels ; le taux d’anomalie s’élève à 80 %. Un tiers des établissements présentait une irrégularité, le plus souvent concernant l’étiquetage. Des mentions valorisantes telles que « primeur » ou « sélection rare » ont été relevées.
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En ce qui concerne les champignons haut de gamme (truffes, morilles ou cèpes), près de la moitié des 210 établissements contrôlés présentait des anomalies. Un taux qui monte à 60 % dans le secteur de la restauration commerciale. Parmi les fraudes détectées, des plats prétendument « truffés » sans truffe véritable, l’usage non mentionné d’arômes ou encore l’absence de précision sur l’espèce utilisée.
Dans le secteur des chocolats, confiseries et confitures, plus de la moitié respectait mal ou pas du tout la réglementation : « dénominations fantaisistes, mentions d’allergènes absentes, étiquetage ne correspondant pas à la teneur réelle en sucres ou en cacao ou ne mentionnant pas l’ajout d’additifs ou encore utilisation de colorants interdits », indique la DGCCRF.
Enfin, les enquêteurs ont contrôlé 33 entreprises qui vendent des coffrets gastronomiques sur Internet et ont relevé des anomalies chez 20 d’entre elles. Là encore, les manquements concernent l’étiquetage et les mentions non autorisées mais aussi l’affichage des prix et des informations manquantes sur les droits des consommateurs.